Je vous l’avoue, jamais je ne suis jamais arrivé à la fin d’un ouvrage de Huysmans .
Pourtant A Rebours est bien rangé sous mon lit (je n’ai pas de table de chevet)
Deux ou trois pages, au coucher sont un sacré remède, contre la gniangniantise ambiante et consensuelle.
C’est une thérapie redoutable contre la grosse tête littéraire.
Je possède A REBOURS dans une édition numérotée exemplaire 215 (les éditions de la nouvelle France) acquis pour 20 euros chez un bouquiniste (comme quoi !)
Allergique aux acariens des, éternuements incoercibles , m’interdisent de m’aventurer au-delà d’une page.
Pourquoi n’ouvrions nous une discussion sur vos livres de chevet.
Un petit extrait :
Le heros , désirant fuir le (monde) choisit la couleur des tissus , pour sa nouvelle maison ,
« Ces couleurs écartées, trois demeuraient seulement :le rouge, l’orangé, le jaune.
A toutes, il préférait l’orangé, confirmant ainsi par son propre exemple, la véritéd’une théorie qu’il déclarait d’une exactitude presque mathématique : à savoir, qu’une harmonie existe entre la nature sensuelle d’un individu vraiment artiste et la couleur que ses yeux voient d’une façon plus spéciale et plus vive.
En négligeant, en effet, le commun des hommes dont les grossières rétines ne perçoivent ni la cadence propre à chacune des couleurs, ni le charme mystérieux de leurs
dégradationset de leurs nuances ; en négligeant aussi ces yeux bourgeois, insensibles à la pompe et à la victoire des teintes vibrantes et fortes….. »
P de Funes
Aucun doute Serge Rezvani est un grand écrivain, un sens cinématographique étonnant, inhabituel chez un Français.
Coolitude, gnian, zéro . un thriller insoutenable . Vous ne le lâcherez pas de la nuit.
Et quel enseignement pour les faibles de caractère.
Aucune psychologie de bazar à la Servan Schreiber
J’en recommande la lecture à Michel Servet, celui qui a laissé ce commentaire sur le Boeing 727 (je ne le connais pas)
Nous devons partager les mêmes goûts artistiques.
XAVIER FORNERET
Un auteur, qui, de son vivant ne recueillit que sarcasmes ou indifférence.
André Breton fut le premier qui vit dans Forneret un précurseur du surréalisme.
Un remède contre l’esprit gnian gnian qui règne en maître. Une thérapie contre la « coolitude »
et le triomphe du lieu commun .
Adeptes de Yannick Noah s’abstenir.
Quelques citations soigneusement consignées dans mes tablettes.
« Le cercueil est le salon des morts, ils y reçoivent des vers. »
« Les cimetières sont des portefeuilles où toutes les
valeurs humaines en s’y plaçant se réduisent à zéro »
« Cimetière veut dire : allons nous reposer. »
Pour illustrer ces merveilles de bon sens, une de mes photographies, le cimetière américain de Carthage.
« Le serpent qui tenta Eve, qui renversa Adam par elle, et qui perdit le genre humain, est l’original dont le duc de Noailles est la copie la plus exacte, la plus fidèle, la plus parfaite, autant qu’un
homme peut approcher des qualités d’un esprit de ce premier ordre, et du chef de tous les anges précipités du ciel.
La plus vaste et la plus insatiable ambition ; l’orgueil le plus suprême ; l’opinion de soi la plus confiante, et le mépris de
tout ce qui n’est pas soi, le plus complet, la soif des richesses ; la parade de tout savoir ; la passion d’entrer dans tout, surtout de tout gouverner ; l’envie la plus générale,
en même temps la plus attachée aux objets particuliers, et la plus brûlante, la plus poignante ; la rapine hardie jusqu’à effrayer, de faire sien tout le bon, l’utile, l’illustrant
d’autrui ; la jalousie générale, particulière et s’étendant à tout ; la passion de dominer tout la plus
ardente.
Une vie ténébreuse, enfermée, ennemie de la lumière, toute occupée de projets, et de recherches de moyens d’arriver à ses fins, tous bons, tous exécrables, pour horribles qu’ils puissent être,
pourvu qu’ils le fassent arriver à ce qu’il se propose ; une profondeur sans fond :
C’est le dedans de M. de Noailles. »
Saint-simon, Mémoires (1714 -1716) - volume 5, éditions de la Pléiade
Arrestation de Mr de Beaufort par le cardinal de Mazarin
« Ce coup de rigueur, fait dans un temps où l’autorité était si
douce qu’elle était comme imperceptible, fit un très grand effet. Il n’y avait rien de si facile que ce coup par toutes les circonstances que vous
avez vues, mais il paraissait grand ; et tout ce qui est de cette nature est heureux, parce qu’il a de la dignité et n’a rien d’odieux.
Ce qui attire assez souvent je ne sais quoi d’odieux sur les actions des ministres, même les plus nécessaires, est que pour le faire ils sont presque toujours obligés de surmonter des obstacles dont la victoire ne manque jamais de porter avec elle de l’envie et de la haine.
Quand il se présente une occasion considérable dans laquelle il n’y a rien à vaincre, parce qu'il n’y a rien à combattre ce qui est très rare, elle donne à leur autorité un éclat pur, innocent, non mélangé, qui ne l’établit pas seulement, mais leur fait même tirer, dans les suites, du mérite de tout ce qu’ils n’ont pas, presque également que de tout ce qu’ils font.
Quand l’on vit que le cardinal avait arrêté celui qui cinq ou six semaines devant, avait ramené le Roi à Paris avec un faste inconcevable, l’imagination de tous les hommes fut saisie d’un étonnement respectueux ; je me souviens que Chapelain qui enfin avait de l’esprit ne pouvait se lasser d’admirer ce grand événement.
L’on se croyait bien obligé au ministre de ce que, toutes les semaines, il ne faisait pas mettre quelqu’un en prison, et l’on attribuait à la douceur de son naturel
les occasions qu’il n’avait pas de mal faire. »
Cardinal de Retz
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