Mardi 2 septembre 2008 2 02 /09 /2008 17:00
Le docteur Patrick de Funès certifie qu'il n'a pris aucune part à la décision du responsable de la sécurité de l'Île de Beauté de laisser envahir la propriété de Christian Clavier par quelques manifestants.

Néanmoins, le docteur Patrick de Funès se fera un plaisir d'offrir à ce haut fonctionnaire frappé d'exil son livre dédicacé s'il lui communique son adresse.


Par Patrick de Funes - Publié dans : Fourre-tout
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Samedi 23 août 2008 6 23 /08 /2008 11:41

- vous avez vu le docteur Carlin ?
- très bon médecin généraliste.
- ça c'était avant ! Maintenant il s'est spécialisé.il ne fait plus que le doigt.c'est un docteur en doigt,si vous voulez...
- première nouvelle !
- et quand je dis le doigt,attention , il ne fait que l'auriculaire !
- Et vous avez l'auriculaire déficient ?
- Oui... mais il connaît  son affaire , Carlin !
-  Remarquez , c'est mieux, quand ils connaissent...
-C'est sur ... Quand je suis arrivé il m'a demandé d'ôter mon gant...Ce que j'ai fait... on perd toute pudeur devant ces gens-là !   
-Pensez ! ils ont l'habitude !  ils voient tellement de doigts nus ! Ils ne font plus attention !
-ça a duré quatre heures quand même !
-C'est bien ! En quatre heures on a le temps de faire le tour d'un doigt
-Il a bien examiné mon auriculaire ... et puis il m'a fait une lettre pour un de ses confrères spécialiste  ...
-Encore un ?
- Oui... de la deuxième phalange ... Parce que Carlin il ne fait que la première 
- Vous êtes allé consulter un spécialiste de la deuxième phalange... Parce que Carlin il ne fait que la première !
- oui .. à Varsovie
- A Varsovie ?
- Il est Polonais sauf que Varsovie ce n'est pas la porte à côté
-Mais la sécurité sociale ne vous a rien remboursé ?
-Si ; Vingt-sept kilomètres en troisième classe ! 

         Jean Poiret et Michel Serrault


Un grand merci à une de mes fans de 82 ans, Charlotte Laflaqière qui a eu la gentillesse de m'adresser ce texte tapé de sa main.

Par Patrick de Funes - Publié dans : Citations
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Mercredi 6 août 2008 3 06 /08 /2008 15:12

La chirurgie obstétricale résulte de mises en scène collectives dont les origines remontent à l’Inquisition. Elle est une conséquence des rapports établis depuis des siècles par les hommes au détriment des femmes et des enfants. Cette problématique relationnelle compromet jusqu’à notre capacité à accueillir les générations futures.

Au cours des trente dernières années, pour des mobiles spécifiques à chaque culture et tradition, la proportion d’enfants mis au monde par l’opération de chirurgie obstétricale dite césarienne a considérablement augmenté. [...] Il est reconnu que seul un nombre infime de ces interventions répond à une impossibilité absolue d’accoucher.

Refusant de se remettre en cause, le corps médical banalise l’opération et tend à démentir toute conséquence psychologique pour l’enfant, voire à présenter la césarienne comme une alternative préférable à l’accouchement même en l’absence d’indication thérapeutique. Il renforce ainsi l’interdit collectif de réaliser quelles motivations ont poussé la gent masculine à prendre possession du ventre des femmes, au point de rendre l’enfantement naturel de plus en plus difficile.

                                                                   par Marc-André Cotton,

                                                                   Suite et intégralité de l'article :
                                                                   -->
http://www.regardconscient.net/archi06/0610cesarienne.html

Par Patrick de Funes - Publié dans : Histoires de femmes
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Samedi 2 août 2008 6 02 /08 /2008 09:27

« Le serpent qui tenta Eve, qui renversa Adam par elle, et qui perdit le genre humain, est l’original dont le duc de Noailles est la copie la plus exacte, la plus fidèle, la plus parfaite, autant qu’un homme peut approcher des qualités d’un esprit de ce premier ordre, et du chef de tous les anges précipités du ciel.

La plus vaste et la plus insatiable ambition ; l’orgueil le plus suprême ; l’opinion de soi la plus confiante, et le mépris de tout ce qui n’est pas soi, le plus complet, la soif des richesses ; la parade de tout savoir ; la passion d’entrer dans tout, surtout de tout gouverner ; l’envie la plus générale, en même temps la plus attachée aux objets particuliers, et la plus brûlante, la plus poignante ; la rapine hardie jusqu’à effrayer, de faire sien tout le bon, l’utile, l’illustrant d’autrui ; la jalousie générale, particulière et s’étendant à tout ; la passion de dominer tout    la plus ardente.

Une vie ténébreuse, enfermée, ennemie de la lumière, toute occupée de projets, et de recherches de moyens d’arriver à ses fins, tous bons, tous exécrables, pour horribles qu’ils puissent être, pourvu qu’ils le fassent arriver à ce qu’il se propose ; une profondeur sans fond :
C’est le dedans de M. de Noailles. »

  
 Saint-simon, Mémoires (1714 -1716) - volume 5, éditions de la Pléiade

Par Patrick de Funes - Publié dans : Lecture
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Samedi 2 août 2008 6 02 /08 /2008 08:37

Arrestation de Mr de Beaufort par le cardinal de Mazarin


« Ce coup de rigueur, fait dans un temps où l’autorité était si douce qu’elle était comme imperceptible, fit un très grand effet. Il n’y avait rien de si facile que ce coup par toutes les circonstances que vous  avez vues, mais il paraissait grand ; et tout ce qui est de cette nature est heureux, parce qu’il a de la dignité et n’a rien d’odieux.

Ce qui attire assez souvent je ne sais quoi d’odieux sur les actions des ministres, même les plus nécessaires, est que pour le faire ils sont presque toujours obligés de surmonter des obstacles dont la victoire ne manque jamais de porter avec elle de l’envie et de la haine.

Quand il se présente une occasion considérable dans laquelle il n’y a rien à vaincre, parce qu'il n’y a rien à combattre ce qui est très rare, elle donne à leur autorité un éclat pur, innocent, non mélangé, qui ne l’établit pas seulement, mais leur fait même tirer, dans les suites, du mérite de tout ce qu’ils n’ont pas, presque également que de tout ce qu’ils font.

Quand l’on vit que le cardinal avait arrêté celui qui cinq ou six semaines devant, avait ramené le Roi à Paris avec un faste inconcevable, l’imagination de tous les hommes fut saisie d’un étonnement respectueux ; je me souviens que Chapelain qui enfin avait de l’esprit ne pouvait se lasser d’admirer ce grand événement.

L’on se croyait bien obligé au ministre de ce que, toutes les semaines, il ne faisait pas mettre quelqu’un en prison, et l’on attribuait à la douceur de son naturel les occasions qu’il n’avait pas de mal faire. »


Cardinal de Retz

Par Patrick de Funes - Publié dans : Lecture
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Samedi 2 août 2008 6 02 /08 /2008 08:26

« Une opération terrible est faite dans un hôpital par un chirurgien à la main admirable, Maisonneuve, mais une opération tout à fait de luxe et pour la grande gloire de l’opérateur. L’opération faite, l’interne de service salue, comme un militaire, de la main son chef et, jetant un coup d’œil sur ce qui reste et sur ce qui a été retranché au patient, dit :
"Quel est le morceau qu’il faut reporter au lit ?" »

Edmond et jules de Goncourt (Journal 1882)

Par Patrick de Funes - Publié dans : Lecture
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