Vendredi 13 juin 2008 5 13 /06 /2008 10:59


« Le professeur Bouchard, derrière ses lunettes d’or à l’allemande, poursuivait ses chimères médico-métaphysiques. Il venait de publier un bizarre roman : Les Maladies par ralentissement de la nutrition*. […] Il est profondément comique de songer que tant de désastres thérapeutiques, de défaites classées, de bévues célèbres ne l'ont nullement empêché de conquérir la plus haute situation scientifique qui se soit vue depuis Charcot. […]

Assis sur son séant, il trône, et il a, comble d’ironie ! des élèves qui ont appris et médité, qui propagent, qui imposent les extravagantes fables de leur patron. Ces choses-là ne se voient qu’a la Faculté de Paris. […] Le plus beau, c'est que des régimes compliqués et cruels ont été institués pour parer à cette pathologie lunatique.
 »


Léon Daudet, Souvenirs littéraires

*Cours de pathologie générale professé à la Faculté de médecine de Paris pendant l’année 1879-80.

Par Patrick de Funes - Publié dans : Médecine
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Jeudi 12 juin 2008 4 12 /06 /2008 21:38

Sur un mur de Colomiers (Haute-Garonne)

Par Patrick de Funes - Publié dans : Fourre-tout
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Jeudi 12 juin 2008 4 12 /06 /2008 16:59


« Il n’est presque rien de plus grossier, de plus bref que la chirurgie, quand elle se sépare de la médecine, quand celui qui tient le couteau ne sait point que ce couteau est un pis-aller ; une défaite de l’ingéniosité thérapeutique. Les femmes sottes admirent cette charcuterie enragée, où elles voient un spectacle de force. On ne compte plus les bonnes fortunes de chirurgiens à la mode. Ils prennent rang aussitôt après les cabotins du genre comique, un peu avant les cabotins du genre grave. »

Léon Daudet, Souvenirs littéraires (1914-1921)
Caricatures par Honoré Daumier, peintre, sculpteur et lithographe [1808-1879]


Du sur-mesure pour nos actrices penseuses ridicules.

Par Patrick de Funes - Publié dans : Médecine
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Mardi 10 juin 2008 2 10 /06 /2008 21:26


«
Les morticoles se plaisent à employer les termes les plus extraordinaires, tirés du grec et du latin, quelquefois de l’hébreu, qui servent à masquer leur ignorance. C’est ainsi qu’un malade demandait un jour à Boridan : "Qu’est-ce que j’ai ?"
Et il sortait une langue énorme et rouge. "Comment dit-on langue en grec ?" interrogea le flegmatique docteur.
- Glôssa, répliqua l’autre.
- Donc, mon ami, vous avez une glossite. »


Léon Daudet, Les Morticoles (1894)

Par Patrick de Funes - Publié dans : Médecine
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Lundi 9 juin 2008 1 09 /06 /2008 01:47

Entretien du 30 mai 2008 pour medecinews.com


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Par Patrick de Funes - Publié dans : Médecine
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Mercredi 4 juin 2008 3 04 /06 /2008 22:46
Par Patrick de Funes - Publié dans : Cinéma
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