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[...] Que de noms d’illustres tortionnaires résonnent encore de nos jours, grâce aux outils qu’ils ont inventés… Près d’un siècle après sa
disparition, la pince du « prétentieux et roucoulant Pozzi dont l’ignorance en tout est fabuleuse », comme le décrit Léon Daudet, est toujours aussi indispensable au gynécologue que le
fouet au pâtissier. Immortalisé par le peintre John Singer Sargent en robe de chambre rouge, le professeur Pozzi avait certes de l’allure. Un charme dont il ne se privait pas d’user sur ses
patientes.
Dotée de deux longs
bras crochus, sa pince s’enfonce aussi sûrement dans le col de l’utérus que les mâchoires d’un molosse dans une cuisse. Ainsi ferrées, les chairs, malgré les contorsions de leur propriétaire,
n’ont plus qu’à émerger des profondeurs vaginales, sous la traction de la gynécologue médicale. [...]
Médecin malgré moi (chap. Les gynécologues médicaux)
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